CHARRETTE EN ARCHITECTURE
LA CONSTRUCTION ADDITIVE
« Ensemble de procédés de fabrication d’objets par l’ajouts successifs de couches de matière, à partir d’un modèle 3D. »
Définition du Grand dictionnaire terminologique
Cette charrette d’architecture invite les populations étudiantes collégiales et universitaires associées au domaine de l’architecture et du design de l’environnement à concevoir une unité d’habitation accessoire (UHA) à partir de la technologie de fabrication additive. Les équipes auront une (1) semaine pour développer leur proposition et la faire parvenir aux organisateurs du concours.
MISE EN CONTEXTE
Depuis quelques années, les imprimantes 3D on peu à peu fait leur apparition dans le quotidien des gens. Les évolutions techniques et technologiques liés à la construction additive ont contribué à la démocratisation de ce type de fabrication. Le domaine de la construction commence lui aussi à être happé par cette nouvelle technologique.
Alors que les premières expérimentations d’impression avec du béton pour la fabrication de murs au milieu des années 2000 pouvaient être considéré comme des démonstrations conceptuelles, de nombreux projets réalisés dans les dernières années, tel que le projet Wolf Ranch à Georgetown, au Texas, conçu par l’entreprise ICON et la firme d’architecture BIG, nous présente une solution nous permettant de répondre à des enjeux économiques, environnementaux et sociaux.
D’un point vue architecturale, le développement de cette technologie favorise une liberté formelle plus grande ainsi qu’une optimisation de la forme. La construction additive peut aussi s’inscrire dans une approche de développement durable. L’utilisation de matériaux d’impression comme l’argile ou les matériaux biosourcés, en remplacement du béton, par la limitation des déchets, optimisation des formes et de la matière sont quelques exemples des contributions de cette technologie à une architecture plus durable.
PROPOSITION
Les équipes participantes sont invitées à développer une proposition d’unité d’habitation accessoire (UHA) s’inscrivant dans les contraintes suivantes :
- 600 à 1000 pi2 d’aire de bâtiment (au sol);
- 1 niveau (avec ou sans mezzanine);
- Composition des murs à structure de béton imprimé;
- Isolation respectant la réglementation (2025 = partie 11 = R24,5);
- Toiture libre;
- Programme :
→ 2 chambres
→ 1 salle de bain
→ 1 cuisine
→ 1 séjour
→ Espaces de rangement
LIVRABLES
Les équipes devront remettre une (1) planche numérique en format A0 : PDF. La mise en page devra inclure au minimum les éléments suivants :
- Texte de présentation du projet (200 mots);
- Plan du niveau;
- Élévations du bâtiment;
- 1 coupe du bâtiment;
- Des perspectives du bâtiment;
- Autres dessins pertinents au choix des participants.
MODALITÉS DE PARTICIPATION
La participation est ouverte aux étudiants et étudiantes des techniques collégiales et programmes universitaire suivants :
- Technologie de l’architecture (collégial)
- Baccalauréat en architecture (universitaire)
- Baccalauréat en design de l’environnement (universitaire)
- Maitrise en architecture (universitaire)
- Maitrise en design de l’architecture (universitaire)
L’inscription des équipes se fait en ligne. Lors de l’inscription, les participants doivent donner leur noms, adresse et affiliation à une institution d’enseignement.
PRIX
Le jury décernera des prix pour la première, deuxième et troisième place.
Les gagnants recevront les prix suivants :
- 1ère place : 500$
- 2e place : 300$
- 3e place : 200$
DATES IMPORTANTES
→ Mercredi 25 février 2026,18h00 : date limite pour les inscriptions
→ Vendredi 27 février 2026, 18h30 : lancement et conférence en ligne. *La conférence sera enregistrée.
→ Vendredi 6 mars 2026, 18h00 : date limite pour le dépôt des propositions
→ Semaine du 16 mars 2026 : annonce des résultats du concours
SCÉNARIO
Depuis plus d’une décennie, on affirme qu’il manquera de logements au Canada. Nous n’y croyions pas, du moins on ne sentait pas l’urgence d’y remédier. Malheureusement, la réalité nous a frappé de plein fouet. Nous vivons en ce moment-même, une énorme crise du logement et ce n’est pas que dans les chiffres du taux d’occupation qu’on peut le remarquer. Les effets sont perceptibles : pour plusieurs, il devient de plus en plus difficile d’acquérir une propriété, même de seulement trouver un toit. Conséquence, plusieurs personnes ont peine à joindre les deux bouts ou se retrouvent tout simplement à la rue. Le nombre de personnes sans abri a explosé. Seul constat : il faut construire pour loger, en espérant du même coup réduire la pression sur la hausse du coût des logements. Un des freins à la mise en chantier de projets immobiliers de logements réside aussi dans le développement des infrastructures municipales en regard des coûts, mais aussi des terrains disponibles. Les villes ne peuvent plus s’étendre. On doit densifier et optimiser les infrastructures existantes. Comment faire?
Une solution consiste à densifier de manière douce. Ce type de densification implique de ne pas perturber le cadre bâti existant. On va chercher à s’intégrer au cadre bâti. Cette façon de faire s’inscrit en en opposition l’idée de raser des ensembles urbains et de redévelopper à partir de nouvelles trames qui parfois ne sont pas en adéquation avec les tissus avoisinants. Il est certain que la densification douce ne décuplera pas le nombre de logements comme pourrait le faire la construction de multilogements, mais elle permet d’optimiser les lots déjà construits qui bénéficient de surfaces non aménagées parfois plus que généreuses.
La construction d’unité d’habitation accessoire (UHA) s’inscrit dans cette démarche de densification douce. Ce concept n’est pas nouveau, car on en retrouve des traces au Québec à partir du début du XIXe siècle. On appelle unité d’habitation accessoire (UHA) la construction d’une résidence secondaire aménagée sur un lot déjà occupé par une résidence principale. Elle peut prendre la forme d’une maison de fond de cour, d’un pavillon de jardin, d’un garage réaménagé en logement ou d’une annexe au bâtiment principal. Ces types de bâtiment peuvent très bien convenir pour de jeunes couples ayant de la difficulté à acquérir une première propriété ou bien des grands-parents nécessitant la proximité de leurs proches.
Ce type d’habitation ne règlera pas la crise nationale du logement, mais elle peut être une solution parfaitement adaptée pour certaines familles ou individus qui cherchent a accéder à la propriété en leur offrant un toit abordable, près des gens qu’ils aiment. C’est aussi une qualité de vie, de vie familiale, qu’offre ce type de bâtiment.
La conception d’UHA amène son lot de défis. D’abord, elle doit être de taille réduite par rapport à un bâtiment principal auquel elle est associée. Elle doit conserver son caractère accessoire et faire partie d’un ensemble architectural. Attention, il ne s’agit pas nécessairement de reproduire à une échelle réduite la maison. Parfois, il faut user d’une certaine flexibilité dans le design pour créer un effet personnalisé, mais en conservant l’esprit d’unité avec le corps principal.